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Combien de fois ai-je entendu « on mange ou fait cela depuis toujours, et on n’en est pas mort, ou encore, c’est bon de manger un peu de saleté »…venant d’un parent ou ami de la génération précédente. Et moi d’argumenter, oui, mais aujourd’hui, ce n’est plus comme avant.
Si l’on me prête oreille, par sympathie ou respect de mes opinions, mon argumentaire ne semble que trop rarement convaincre. Peut-être suis-je aujourd’hui perçu comme un « taliban vert » qui ne propose que des idées pour beaucoup considérées trop radicales, ou est-ce tout simplement conséquence du désir des uns et des autres de maintenir un statu quo, qui bien qu’imparfait semble satisfaisant et offre réconfort face à la peur du changement. Dans bien des cas réside aussi le sentiment d’impuissance pour instaurer le changement. Quelle que soit la raison, force est de constater qu’il me faut construire un argumentaire plus solide si je veux voir le changement opérer, en commençant par une plus grande prise de conscience collective.
Et c’est en parcourant, il y a quelque mois, une étude publiée dans le journal The Lancet, que j’ai trouvé formulé ce que je cherchais à dire ou expliquer.
Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, voici une petite anecdote qui a déjà plus de 15 ans. Je mangeais un midi dans un restaurant du centre-ville en compagnie d’un collègue, consultant comme moi et économiste de formation, travaillant régulièrement pour le secteur de la santé. Je lui fis part de mon désarroi d’avoir vu partir deux amies chères qui malgré leur magnifique énergie et volonté de continuer à profiter de la vie, ont finis pas succomber au cancer. Cela sans compter un nombre en apparence croissant de cas qui circulait. Mon collègue pose alors sa fourchette, me regarde et me dit « Frédéric, tu as juste à penser à ce que l’on mange, boit, respire et même ce que l’on porte » pour m’expliquer que nous sommes constamment exposés à des contaminants et polluants qui s’accumulent dans notre corps et qui sont principalement le fruit de l’industrie chimique.
À constamment vouloir plus de performance et d’efficacité, pour une croissance sans limites, nous avons contaminé l’air que nous respirons et rendus malades nos sols et nos cours d’eau, et comme si ce n’était pas suffisant, nous avons inclus dans nos produits quotidiens une multitude de composants néfastes, afin de les rendre plus résistants, plus étanches, plus flexibles ou encore moins adhérents. Je dis « nous » en faisant référence à l’humain, et je m’inclus aussi, car en tant que consommateur, trop souvent ignorant, j’encourage aussi, encore aujourd’hui, bon nombre de ces pratiques.
Ce ne sont pas seulement les polluants éternels, encore connus sous le nom de PFAS, qui sont de plus en plus en plus sous les projecteurs des législateurs, mais aussi une longue liste de produits utilisés en agriculture comme engrais, pesticides ou fongicides, ou comme additifs (+ de 15 000) dans la fabrication des plastiques, ou encore pour la fabrication de nos vêtements.
Nous sommes bombardés tous les jours de polluants chimiques et encore plus dans nos cités où la pollution atmosphérique en rajoute une couche. Mais ce n’est pas dire qu’à la campagne ce soit beaucoup mieux, car si vous habitez près de champs cultivés de façon industrielle il est malheureusement probable que vous respiriez un air ou buviez une eau contaminée. Dernièrement, les journaux français relataient les conclusions d’une étude sur la surexposition aux pesticides des personnes vivant à proximité des zones viticoles, et que dire des vastes champs de coton aspergés de la chimie sous forme d’herbicides, pesticides et engrais dans des pays où la réglementation est encore plus laxiste si même existante.
En octobre de cette année, le même journal The Lancet a publié le fruit du travail d’une commission sur les systèmes alimentaires (EAT-Lancet Commissions). On y fait référence aux neuf limites planétaires, dont 7 ont désormais dépassé la zone dite soutenable. On retrouve parmi ces 7, la pollution chimique et la perturbation des cycles biochimiques. Ce rapport cite clairement que l’utilisation excessive d’azote et de phosphore dans l’agriculture cause une pollution environnementale, menant à la perte de biodiversité et engendre des impacts sur la santé humaine (maladie de la thyroïde, cancer colorectal, malformation congénitale, etc.)
Alors, revenons à cet article publié dans The Lancet à l’été 2024 qui m’a interpellé et qui relate que bien que les décès liés au cancer soient en baisse, les nouveaux cas eux sont en augmentation et tout particulièrement les cancers précoces, c'est-à-dire les cancers touchant les adultes de moins de 50 ans. Un rapport novateur de l'American Cancer Society a examiné les taux de 34 types de cancer différents sur plusieurs décennies et a constaté que 17 d'entre eux étaient plus fréquents chez les milléniaux (gén. Y, 1981-1996) et la génération X (1966-1980).
En gros, ce qu’illustre la distribution des statistiques par tranche d’âge c’est qu’en fait les générations X et Y ont été exposées depuis leur tendre enfance à tout un cocktail chimique, sachant que c’est à partir des années 60 et 70, que l’utilisation massive des produits chimiques s’est invitée dans notre agriculture et processus de fabrication, transformation et conditionnement. Autrement dit si la génération des baby-boomers est loin d’être épargnée, elles et ils ont pu grandir pour la majorité dans des environnements moins contaminés qu’ils ne le sont devenus au cours des derniers 50 ans.
Une étude publiée dernièrement par l’European Society for Medical Oncology portant sur les taux d’incidences de cancers chez les jeunes, arrive avec des conclusions fort similaires. On peut y lire ce qui suit :
« L'évolution des schémas d'exposition aux facteurs de risque pendant la période prénatale, la petite enfance et le début de l'âge adulte, à partir du milieu du XXe siècle, a peut-être contribué de manière significative à l'augmentation des cas de cancer précoce. Parmi les associations notables, on peut citer l'obésité et le syndrome métabolique, l'utilisation d'antibiotiques pendant la petite enfance (et son impact sur le microbiome), une plus grande exposition aux substances cancérigènes et aux polluants environnementaux, les perturbateurs endocriniens provenant de diverses sources et les changements de mode de vie (par exemple, l'alimentation, l'activité physique et les habitudes de sommeil). L'interaction entre ces composés et les susceptibilités (poly)génétiques ou épigénétiques ajoute une autre couche de complexité. »
Reconnaissons que le blâme ne repose pas dans son entièreté à la pollution chimique, et que le taux de prévalence des cancers peut-être aussi lié à l'obésité et à la sédentarité, deux facteurs de risque qui sont en augmentation. Tout comme l’héritage génétique peut entrer en ligne de compte ainsi que la consommation fréquente ou en quantité importante de substances nocives que sont le tabac, l’alcool et même le sucre. Et pour ce qui est du stress, le stress chronique favoriserait les comportements à risque (tabagisme, alcoolisme, etc.) et la production de cortisol liée au stress intense et prolongé affaiblirait le système immunitaire favorisant le développement du cancer et des métastases.
Je me concentre ici plus sur la contamination d’origine chimique, car le sujet est plus en lien avec l’environnement, thème central de ce blogue. Je me suis aussi penché plus sur les cancers de par le contenu des études récentes que j’ai consultées, mais il est certain que bien d’autres maladies résultent de l’exposition à ce cocktail chimique, telles que les maladies cardiovasculaires et respiratoires ainsi que les troubles neurologiques.
Certes, le cancer n’est pas nouveau, il existait bien avant l’ère industrielle, mais il a pris une place bien trop importante au point de toucher entre 15 et 40% de la population selon les pays. Il est vrai que la « science » a permis de réduire le taux de mortalité pour plusieurs variantes avec, entre autres, la détection précoce et des traitements virulents, mais les taux de prévalence et d’incidence continuent de progresser et cette progression chez les plus jeunes se révèle fort préoccupante.
La confiance aveugle des individus et parfois même des gouvernements, lorsqu’ils ne sont pas complices, envers les promesses des scientifiques et des industries, a engendré une adoption rapide et massive de produits de consommation dont les bénéfices font ombrage aux risques encourus. Beau, bon, pas cher est une formule qui, de nos jours, malheureusement cache bien des risques et fléaux, d’un point de vue environnemental, sociétal et sur notre santé. Les ingrédients d’un produit alimentaire dont on ne connaît pas la signification sont fort probablement peu recommandables, le vêtement en fibres non naturelles aux vertus multiples peut soulever des questions.
Il est intéressant de voir que si l’on fait une recherche sur Google des mots clés « chimie et santé » le résultat sera : « La chimie est essentielle à la santé, car elle permet de comprendre les maladies, de développer des médicaments et des outils de diagnostic. Elle est utilisée dans la recherche pharmaceutique, l'étude des molécules du corps humain (comme les hormones et les protéines), et la création de nouvelles molécules synthétiques pour traiter des affections telles que le diabète ou le cancer. » Certes on ne peut pas nier que l’industrie chimique inclue les laboratoires pharmaceutiques qui cherchent à développer des remèdes à nos grands maux…mais n’oublions pas que le secteur de la chimie crée aussi des molécules qui finissent par nous contaminer et nous rendre malades. Et certaines de ces entreprises jouent même sur les deux fronts.
Certaines personnes diront qu’ils manquent encore des preuves, ou que d’autres facteurs seraient possiblement prépondérants comme la génétique, la sédentarité, et autres comportements et prédispositions…mais combien d’études et contre-études faudra-t-il encore pour que l’on reconnaisse le danger et que l’on agisse sérieusement afin de bannir toute substance qui est reconnue comme nocive ou potentiellement dangereuse, et empêcher de commercialiser d’autres pour lesquelles aucune étude sérieuse et indépendante n’a été menée pour vérifier son innocuité. …Et pour les férus de l’économie, prévenir est bien moins couteux que guérir, il suffit de voir exploser les budgets de la santé. On ne peut pas continuer à se laisser empoisonner par l’attrait du gain d’individus quelque peu scrupuleux qui se cachent derrière la bannière de la science et du progrès.
Les solutions pour remédier à ce fléau sont entre les mains de l’humain, son créateur. Plus d’information et d’éducation pour comprendre et prévenir les risques sont nécessaires. Nous devons exiger de nos gouvernements des lois qui nous protègent mieux, avec plus de rigueur pour interdire les produits nocifs, ne serait-ce même en petite quantité, car il y a trop d’inconnue sur l’effet du cocktail de toutes ces petites quantités. Et dans notre quotidien, que faire…
Plusieurs recherches, dont celles de l’American Cancer Society, estiment que jusqu'à 40 % des cancers pourraient être évités grâce à des changements de comportement, comme adopter une alimentation saine, rester actif et maintenir un poids corporel sain. Il est aussi recommandé d’éviter de fumer, limiter sa consommation d'alcool et se faire dépister, prenant en compte que le dépistage ne concerne pas seulement l’âge, qui n'est qu'un élément parmi d'autres, mais aussi les antécédents familiaux, le passé médical personnel, les risques d'exposition et les prédispositions génétiques.
Il nous revient à titre individuel de mieux consommer et de refuser les produits « toxiques » pour notre corps et la planète. Manger biologique, éviter les aliments ultras transformés, utiliser des matières nobles et non synthétiques pour nos vêtements et nos milieux de vie, préserver nos cours d’eau et nappes phréatiques de la pollution, minimiser l’utilisation du plastique…sont autant de pratiques qui nous aideront à rester en santé et à maintenir l’environnement dans son état naturel.
On se doit de consommer de façon responsable pour nous, les autres et la planète.
Vous trouverez quelques liens pour creuser plus sur le sujet, sur ma page « liens utiles »
Si l’on me prête oreille, par sympathie ou respect de mes opinions, mon argumentaire ne semble que trop rarement convaincre. Peut-être suis-je aujourd’hui perçu comme un « taliban vert » qui ne propose que des idées pour beaucoup considérées trop radicales, ou est-ce tout simplement conséquence du désir des uns et des autres de maintenir un statu quo, qui bien qu’imparfait semble satisfaisant et offre réconfort face à la peur du changement. Dans bien des cas réside aussi le sentiment d’impuissance pour instaurer le changement. Quelle que soit la raison, force est de constater qu’il me faut construire un argumentaire plus solide si je veux voir le changement opérer, en commençant par une plus grande prise de conscience collective.
Et c’est en parcourant, il y a quelque mois, une étude publiée dans le journal The Lancet, que j’ai trouvé formulé ce que je cherchais à dire ou expliquer.
Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, voici une petite anecdote qui a déjà plus de 15 ans. Je mangeais un midi dans un restaurant du centre-ville en compagnie d’un collègue, consultant comme moi et économiste de formation, travaillant régulièrement pour le secteur de la santé. Je lui fis part de mon désarroi d’avoir vu partir deux amies chères qui malgré leur magnifique énergie et volonté de continuer à profiter de la vie, ont finis pas succomber au cancer. Cela sans compter un nombre en apparence croissant de cas qui circulait. Mon collègue pose alors sa fourchette, me regarde et me dit « Frédéric, tu as juste à penser à ce que l’on mange, boit, respire et même ce que l’on porte » pour m’expliquer que nous sommes constamment exposés à des contaminants et polluants qui s’accumulent dans notre corps et qui sont principalement le fruit de l’industrie chimique.
À constamment vouloir plus de performance et d’efficacité, pour une croissance sans limites, nous avons contaminé l’air que nous respirons et rendus malades nos sols et nos cours d’eau, et comme si ce n’était pas suffisant, nous avons inclus dans nos produits quotidiens une multitude de composants néfastes, afin de les rendre plus résistants, plus étanches, plus flexibles ou encore moins adhérents. Je dis « nous » en faisant référence à l’humain, et je m’inclus aussi, car en tant que consommateur, trop souvent ignorant, j’encourage aussi, encore aujourd’hui, bon nombre de ces pratiques.
Ce ne sont pas seulement les polluants éternels, encore connus sous le nom de PFAS, qui sont de plus en plus en plus sous les projecteurs des législateurs, mais aussi une longue liste de produits utilisés en agriculture comme engrais, pesticides ou fongicides, ou comme additifs (+ de 15 000) dans la fabrication des plastiques, ou encore pour la fabrication de nos vêtements.
Nous sommes bombardés tous les jours de polluants chimiques et encore plus dans nos cités où la pollution atmosphérique en rajoute une couche. Mais ce n’est pas dire qu’à la campagne ce soit beaucoup mieux, car si vous habitez près de champs cultivés de façon industrielle il est malheureusement probable que vous respiriez un air ou buviez une eau contaminée. Dernièrement, les journaux français relataient les conclusions d’une étude sur la surexposition aux pesticides des personnes vivant à proximité des zones viticoles, et que dire des vastes champs de coton aspergés de la chimie sous forme d’herbicides, pesticides et engrais dans des pays où la réglementation est encore plus laxiste si même existante.
En octobre de cette année, le même journal The Lancet a publié le fruit du travail d’une commission sur les systèmes alimentaires (EAT-Lancet Commissions). On y fait référence aux neuf limites planétaires, dont 7 ont désormais dépassé la zone dite soutenable. On retrouve parmi ces 7, la pollution chimique et la perturbation des cycles biochimiques. Ce rapport cite clairement que l’utilisation excessive d’azote et de phosphore dans l’agriculture cause une pollution environnementale, menant à la perte de biodiversité et engendre des impacts sur la santé humaine (maladie de la thyroïde, cancer colorectal, malformation congénitale, etc.)
Alors, revenons à cet article publié dans The Lancet à l’été 2024 qui m’a interpellé et qui relate que bien que les décès liés au cancer soient en baisse, les nouveaux cas eux sont en augmentation et tout particulièrement les cancers précoces, c'est-à-dire les cancers touchant les adultes de moins de 50 ans. Un rapport novateur de l'American Cancer Society a examiné les taux de 34 types de cancer différents sur plusieurs décennies et a constaté que 17 d'entre eux étaient plus fréquents chez les milléniaux (gén. Y, 1981-1996) et la génération X (1966-1980).
En gros, ce qu’illustre la distribution des statistiques par tranche d’âge c’est qu’en fait les générations X et Y ont été exposées depuis leur tendre enfance à tout un cocktail chimique, sachant que c’est à partir des années 60 et 70, que l’utilisation massive des produits chimiques s’est invitée dans notre agriculture et processus de fabrication, transformation et conditionnement. Autrement dit si la génération des baby-boomers est loin d’être épargnée, elles et ils ont pu grandir pour la majorité dans des environnements moins contaminés qu’ils ne le sont devenus au cours des derniers 50 ans.
Une étude publiée dernièrement par l’European Society for Medical Oncology portant sur les taux d’incidences de cancers chez les jeunes, arrive avec des conclusions fort similaires. On peut y lire ce qui suit :
« L'évolution des schémas d'exposition aux facteurs de risque pendant la période prénatale, la petite enfance et le début de l'âge adulte, à partir du milieu du XXe siècle, a peut-être contribué de manière significative à l'augmentation des cas de cancer précoce. Parmi les associations notables, on peut citer l'obésité et le syndrome métabolique, l'utilisation d'antibiotiques pendant la petite enfance (et son impact sur le microbiome), une plus grande exposition aux substances cancérigènes et aux polluants environnementaux, les perturbateurs endocriniens provenant de diverses sources et les changements de mode de vie (par exemple, l'alimentation, l'activité physique et les habitudes de sommeil). L'interaction entre ces composés et les susceptibilités (poly)génétiques ou épigénétiques ajoute une autre couche de complexité. »
Reconnaissons que le blâme ne repose pas dans son entièreté à la pollution chimique, et que le taux de prévalence des cancers peut-être aussi lié à l'obésité et à la sédentarité, deux facteurs de risque qui sont en augmentation. Tout comme l’héritage génétique peut entrer en ligne de compte ainsi que la consommation fréquente ou en quantité importante de substances nocives que sont le tabac, l’alcool et même le sucre. Et pour ce qui est du stress, le stress chronique favoriserait les comportements à risque (tabagisme, alcoolisme, etc.) et la production de cortisol liée au stress intense et prolongé affaiblirait le système immunitaire favorisant le développement du cancer et des métastases.
Je me concentre ici plus sur la contamination d’origine chimique, car le sujet est plus en lien avec l’environnement, thème central de ce blogue. Je me suis aussi penché plus sur les cancers de par le contenu des études récentes que j’ai consultées, mais il est certain que bien d’autres maladies résultent de l’exposition à ce cocktail chimique, telles que les maladies cardiovasculaires et respiratoires ainsi que les troubles neurologiques.
Certes, le cancer n’est pas nouveau, il existait bien avant l’ère industrielle, mais il a pris une place bien trop importante au point de toucher entre 15 et 40% de la population selon les pays. Il est vrai que la « science » a permis de réduire le taux de mortalité pour plusieurs variantes avec, entre autres, la détection précoce et des traitements virulents, mais les taux de prévalence et d’incidence continuent de progresser et cette progression chez les plus jeunes se révèle fort préoccupante.
La confiance aveugle des individus et parfois même des gouvernements, lorsqu’ils ne sont pas complices, envers les promesses des scientifiques et des industries, a engendré une adoption rapide et massive de produits de consommation dont les bénéfices font ombrage aux risques encourus. Beau, bon, pas cher est une formule qui, de nos jours, malheureusement cache bien des risques et fléaux, d’un point de vue environnemental, sociétal et sur notre santé. Les ingrédients d’un produit alimentaire dont on ne connaît pas la signification sont fort probablement peu recommandables, le vêtement en fibres non naturelles aux vertus multiples peut soulever des questions.
Il est intéressant de voir que si l’on fait une recherche sur Google des mots clés « chimie et santé » le résultat sera : « La chimie est essentielle à la santé, car elle permet de comprendre les maladies, de développer des médicaments et des outils de diagnostic. Elle est utilisée dans la recherche pharmaceutique, l'étude des molécules du corps humain (comme les hormones et les protéines), et la création de nouvelles molécules synthétiques pour traiter des affections telles que le diabète ou le cancer. » Certes on ne peut pas nier que l’industrie chimique inclue les laboratoires pharmaceutiques qui cherchent à développer des remèdes à nos grands maux…mais n’oublions pas que le secteur de la chimie crée aussi des molécules qui finissent par nous contaminer et nous rendre malades. Et certaines de ces entreprises jouent même sur les deux fronts.
Certaines personnes diront qu’ils manquent encore des preuves, ou que d’autres facteurs seraient possiblement prépondérants comme la génétique, la sédentarité, et autres comportements et prédispositions…mais combien d’études et contre-études faudra-t-il encore pour que l’on reconnaisse le danger et que l’on agisse sérieusement afin de bannir toute substance qui est reconnue comme nocive ou potentiellement dangereuse, et empêcher de commercialiser d’autres pour lesquelles aucune étude sérieuse et indépendante n’a été menée pour vérifier son innocuité. …Et pour les férus de l’économie, prévenir est bien moins couteux que guérir, il suffit de voir exploser les budgets de la santé. On ne peut pas continuer à se laisser empoisonner par l’attrait du gain d’individus quelque peu scrupuleux qui se cachent derrière la bannière de la science et du progrès.
Les solutions pour remédier à ce fléau sont entre les mains de l’humain, son créateur. Plus d’information et d’éducation pour comprendre et prévenir les risques sont nécessaires. Nous devons exiger de nos gouvernements des lois qui nous protègent mieux, avec plus de rigueur pour interdire les produits nocifs, ne serait-ce même en petite quantité, car il y a trop d’inconnue sur l’effet du cocktail de toutes ces petites quantités. Et dans notre quotidien, que faire…
Plusieurs recherches, dont celles de l’American Cancer Society, estiment que jusqu'à 40 % des cancers pourraient être évités grâce à des changements de comportement, comme adopter une alimentation saine, rester actif et maintenir un poids corporel sain. Il est aussi recommandé d’éviter de fumer, limiter sa consommation d'alcool et se faire dépister, prenant en compte que le dépistage ne concerne pas seulement l’âge, qui n'est qu'un élément parmi d'autres, mais aussi les antécédents familiaux, le passé médical personnel, les risques d'exposition et les prédispositions génétiques.
Il nous revient à titre individuel de mieux consommer et de refuser les produits « toxiques » pour notre corps et la planète. Manger biologique, éviter les aliments ultras transformés, utiliser des matières nobles et non synthétiques pour nos vêtements et nos milieux de vie, préserver nos cours d’eau et nappes phréatiques de la pollution, minimiser l’utilisation du plastique…sont autant de pratiques qui nous aideront à rester en santé et à maintenir l’environnement dans son état naturel.
On se doit de consommer de façon responsable pour nous, les autres et la planète.
Vous trouverez quelques liens pour creuser plus sur le sujet, sur ma page « liens utiles »