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Il n’y a encore pas si longtemps, recycler démontrait, dans une certaine mesure, notre engagement à préserver l’environnement. Sans tomber dans l’écologisme, le fait de recycler nous laissait le sentiment de faire notre part pour améliorer le sort de notre planète, ou plus précisément, de limiter l’utilisation de sites d’enfouissement et de réutiliser certains matériaux pour réduire l’extraction de nouvelles ressources.
Vous recyclez, bravo ! Vous compostez aussi, encore mieux. Vous réduisez votre consommation, idéal !
Si réduire sa consommation de biens, d’énergie fossile, de produits carnés… fait partie de la solution pour limiter les émissions de GES et ainsi réduire l’augmentation des températures, la réponse n’est pas aussi évidente lorsque l’on parle du recyclage.
Mais d’abord commençons par un petit rappel sur ce que l’on entend par la crise climatique, l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets (mitigation)… ll n’y a plus de doute (malgré ce que pensent quelques climatosceptiques résiduels) que l’activité anthropique , soit l’activité humaine, générant des émissions de GES (gaz à effet de serre) dans l’atmosphère, a engendré un phénomène de réchauffement climatique qui s’accélère et qui se traduit par des effets dévastateurs sur la planète. Le réchauffement s’explique par le fait que l’on observe une augmentation de la concentration atmosphérique de certains gaz (dioxyde de carbone (CO2), méthane (CH4), protoxyde d’azote (N2O) (gaz hilarant)) provenant à la fois de processus naturels et d'activités anthropiques qui piègent et accumulent la chaleur (effet de serre). Certains de ces gaz, comme le CO2, peuvent y perdurer plus de 100ans. On observe que l’effet de serre s’est ainsi amplifié suite à la révolution industrielle pour atteindre une croissance exponentielle depuis le milieu du 20e siècle.
Les conséquences de ce réchauffement climatique se traduisent par des intempéries plus fréquentes et plus violentes, par la fonte des calottes glaciaires et la montée des eaux (niveau de la mer), la disparition des récifs coralliens, des inondations majeures et sécheresses intenses, des incendies à répétition et sur de plus en plus grandes superficies, etc. Tout cela entrainant des pertes de vies, sous toutes ses formes, des déplacements de millions de « réfugiés climatiques » (24 millions en 2021 et, pour 2050, un estimé de plus de 200 millions selon les Nations Unies) ou encore une famine croissante suite à des récoltes dévastées par la sécheresse, les inondations et les infestations.
Selon les NU, et en lien avec les Accords de Paris, le dernier rapport de l’IPCC (AR6) fait ressortir que pour limiter l’augmentation des températures à 1,5oC, et ainsi éviter que les désastres cités plus haut ne prennent encore plus d’ampleur, nous devons réduire les émissions mondiales de GES de 45% (par rapport à celles de 2019) d’ici 2030 et viser le net-zéro d’ici 2050. Le dernier constat est que selon les ambitions des pays ayant définit leur NDC (Contributions déterminées au niveau national) nous nous dirigeons plutôt vers une augmentation des émissions mondiales de plus de 10% d’ici 2030 se traduisant ainsi par une hausse moyenne des températures de 2,5oC. Si, à l’issue de la dernière COP27 les ambitions des gouvernements de rester sous la barre des 1,5oC restent présentes, les moyens mis en œuvre pour y parvenir font défaut, laissant présager un dépassement et donc une intensification des répercussions des changements climatiques.
Comme expliqué par l’UNEP, la pollution et les déchets font partie de la triple crise planétaire qui comprend la perte de la nature et de la biodiversité, ainsi que le changement climatique, tous induits par une consommation et une production non soutenables. Alors, revenons au sujet central, à savoir le recyclage de nos matières résiduelles. Recycler fait partie de l’équation 3RV (réduction à la source, réemploi, recyclage et valorisation) servant à prioriser nos actions pour gérer nos matières résiduelles. Recycler est nécessaire pour réduire l’accumulation de déchets ultimes dans nos déchetteries/sites d’enfouissement, ou encore au milieu de la nature, des boisés, cours d’eau et océans. En recyclant, vous offrez une seconde vie aux matériaux qui composent le produit dont vous n’avez pas ou plus besoin, que ce soit un emballage ou un appareil électronique ainsi que bien d’autres produits et sous-produits de tous les jours. En effet, la réutilisation de la matière première ou des composantes permet ainsi de ne pas devoir extraire à nouveau du sol les intrants qui ont permis de les produire. Cette approche fait partie des différentes avenues constituant l’économie circulaire en opposition à l’économie linéaire, qui part de l’extraction des matières et produit en fin de parcours des déchets ultimes.
Le recyclage concerne le plastique, le métal, le papier, le carton, le verre et aussi les tissus, les composantes électroniques, les pneus ou encore les matériaux de construction et de rénovation. Les matières organiques putrescibles peuvent être pour leur part compostées, un processus qui évite les émissions de GES dans les sites d’enfouissement ou déchetteries, sachant que rares sont les sites qui sont en mesure de récupérer le méthane (CH4- qui a un potentiel de réchauffement global 25 fois plus élevé que le CO2).
Je mettrais l’accent sur deux éléments clés du processus de recyclage, à savoir le transport et les processus industriels. En ce qui concerne le transport, à moins d’être ingénieux ou bricoleurs, nous ne sommes pas en mesure de recycler nous-mêmes nos matières résiduelles. Il faut donc qu’un véhicule vienne à notre porte ou que nous nous rendions à un écocentre ou centre de tri, pour que commence le cycle du recyclage. Une fois le tri des matières effectué, celles-ci sont expédiées vers les différents sites industriels qui transformeront la matière de sorte qu’elle puisse à nouveau entrer dans la fabrication de nouveaux produits. Malheureusement, il y a parfois, et même souvent, des intermédiaires (sites et acteurs) à chacune des étapes selon la nature de la matière ciblée. Et parfois certains voyages peuvent s’avérer très longs, comme bon nombre d’articles l’ont révélé en faisant référence aux matières dites « recyclables » expédiées en Asie ou ailleurs dans le monde. Vous comprendrez que cette manutention, et le transport par camion, train ou bateau sont sources de GES, et donc contribuent amplement au problème du réchauffement climatique.
En ce qui concerne la transformation industrielle, cela devient plus complexe et, selon le type de matière, le procédé et la source d’énergie, le bilan est plus ou moins positif. En effet, si les procédés de recyclage de l’aluminium et de la majorité des plastiques sont bien connus et de plus en plus adoptés, il s’avère que certains processus peuvent causer plus d’émissions de GES que la fabrication à partir de matières vierges. Dans le cas de l’aluminium le bilan est gagnant avec des réductions des émissions de GES pouvant atteindre plus de 90% (selon la source d’énergie) en comparaison au processus très énergivore de partir de la matière première, soit la bauxite. Dans le cas du papier ou des plastiques, les émissions de GES reliées au processus de recyclage peuvent s’avérer plus élevées que pour fabriquer à partir de la matière vierge… À l'instar de l'aluminium, pour le cuivre et le verre, qui peuvent être recyclés indéfiniment, la production sur base de recyclage requiert beaucoup moins d'énergie que celle nécessaire à la production avec des intrants nouveaux issus de l'extraction. Naturellement ces bilans fluctuent selon la source d’énergie (renouvelable vs. fossile), mais dans un monde où l’énergie fossile (pétrole, charbon, gaz) est encore reine, le bilan global en pâtit.
Soulignons aussi que certains produits comme le plastique ne peuvent se recycler indéfiniment, et qu’à chaque étape de recyclage sa qualité se dégrade. En moyenne une bouteille en PET (Plastique No1) peut être recyclée que 2 à 3 fois.
Si encore trop peu de matières recyclables sont actuellement collectées et recyclées (ex. 15% des déchets en plastic sont collectés et seulement 9% recyclés dans le monde), on constate encore plus tristement qu’elles finissent parfois traitées comme déchet ultime, pour cause de contamination ou faute de débouchés, voir tout simplement brûlées, car devenues encombrantes et qualifiées sans valeurs économiques. Il va sans dire que la facture environnementale de brûler des matières résiduelles est énorme, de par les émanations dans l’atmosphère qui viennent s’ajouter à celles reliées à la manutention et au transport. Heureusement que de tels scénarios sont plus l’exception que la norme.
Recycler localement versus à l’autre bout de la planète est définitivement le meilleur scénario, réduisant ainsi significativement les impacts reliés au transport et transbordements, et si l’énergie produite localement est renouvelable, il est fort probable que le processus de recyclage sera bénéfique pour le climat vs utiliser des matières vierges pour fabriquer du nouveau. Aussi les lois dans certains pays de destination de nos matières recyclables ne sont pas aussi strictes que celles de nos propres pays (Canada et France) ce qui peut faciliter des dérives telles que brûler les matières ou tout simplement les jeter comme déchets ultimes.
Les changements de comportement doivent émaner de tous, et ne pas attendre que soient votées des lois contraignantes…il est toujours plus agréable d’agir que de subir, ceci dit, on voit mal comment arriver à des changements de comportement drastiques et nécessaires sans avoir recours tant à la carotte qu’au bâton. Que ce soit les gouvernements, les autorités municipales, les institutions, les entreprises et organisations de tout acabit… que ce soit chacune et chacun d’entre nous, il est important et nécessaire que ce combat soit mené sur tous les fronts si l’on souhaite que la vie sur terre ne devienne par en enfer pour tou.te.s, incluant pour les générations futures.
À titre d’individu, il nous faut…
In fine, il va sans dire que le recyclage est incontournable, mais qu’il ne faut pas se péter les bretelles si vous recyclez, car pour adresser sérieusement les enjeux liés à la crise climatique, il vous faudra prendre des mesures autres, et rapidement, pour limiter vos émissions de GES. La modération (réduction) de notre consommation a bien meilleur goût.
Vous recyclez, bravo ! Vous compostez aussi, encore mieux. Vous réduisez votre consommation, idéal !
Si réduire sa consommation de biens, d’énergie fossile, de produits carnés… fait partie de la solution pour limiter les émissions de GES et ainsi réduire l’augmentation des températures, la réponse n’est pas aussi évidente lorsque l’on parle du recyclage.
Mais d’abord commençons par un petit rappel sur ce que l’on entend par la crise climatique, l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets (mitigation)… ll n’y a plus de doute (malgré ce que pensent quelques climatosceptiques résiduels) que l’activité anthropique , soit l’activité humaine, générant des émissions de GES (gaz à effet de serre) dans l’atmosphère, a engendré un phénomène de réchauffement climatique qui s’accélère et qui se traduit par des effets dévastateurs sur la planète. Le réchauffement s’explique par le fait que l’on observe une augmentation de la concentration atmosphérique de certains gaz (dioxyde de carbone (CO2), méthane (CH4), protoxyde d’azote (N2O) (gaz hilarant)) provenant à la fois de processus naturels et d'activités anthropiques qui piègent et accumulent la chaleur (effet de serre). Certains de ces gaz, comme le CO2, peuvent y perdurer plus de 100ans. On observe que l’effet de serre s’est ainsi amplifié suite à la révolution industrielle pour atteindre une croissance exponentielle depuis le milieu du 20e siècle.
Les conséquences de ce réchauffement climatique se traduisent par des intempéries plus fréquentes et plus violentes, par la fonte des calottes glaciaires et la montée des eaux (niveau de la mer), la disparition des récifs coralliens, des inondations majeures et sécheresses intenses, des incendies à répétition et sur de plus en plus grandes superficies, etc. Tout cela entrainant des pertes de vies, sous toutes ses formes, des déplacements de millions de « réfugiés climatiques » (24 millions en 2021 et, pour 2050, un estimé de plus de 200 millions selon les Nations Unies) ou encore une famine croissante suite à des récoltes dévastées par la sécheresse, les inondations et les infestations.
Selon les NU, et en lien avec les Accords de Paris, le dernier rapport de l’IPCC (AR6) fait ressortir que pour limiter l’augmentation des températures à 1,5oC, et ainsi éviter que les désastres cités plus haut ne prennent encore plus d’ampleur, nous devons réduire les émissions mondiales de GES de 45% (par rapport à celles de 2019) d’ici 2030 et viser le net-zéro d’ici 2050. Le dernier constat est que selon les ambitions des pays ayant définit leur NDC (Contributions déterminées au niveau national) nous nous dirigeons plutôt vers une augmentation des émissions mondiales de plus de 10% d’ici 2030 se traduisant ainsi par une hausse moyenne des températures de 2,5oC. Si, à l’issue de la dernière COP27 les ambitions des gouvernements de rester sous la barre des 1,5oC restent présentes, les moyens mis en œuvre pour y parvenir font défaut, laissant présager un dépassement et donc une intensification des répercussions des changements climatiques.
Comme expliqué par l’UNEP, la pollution et les déchets font partie de la triple crise planétaire qui comprend la perte de la nature et de la biodiversité, ainsi que le changement climatique, tous induits par une consommation et une production non soutenables. Alors, revenons au sujet central, à savoir le recyclage de nos matières résiduelles. Recycler fait partie de l’équation 3RV (réduction à la source, réemploi, recyclage et valorisation) servant à prioriser nos actions pour gérer nos matières résiduelles. Recycler est nécessaire pour réduire l’accumulation de déchets ultimes dans nos déchetteries/sites d’enfouissement, ou encore au milieu de la nature, des boisés, cours d’eau et océans. En recyclant, vous offrez une seconde vie aux matériaux qui composent le produit dont vous n’avez pas ou plus besoin, que ce soit un emballage ou un appareil électronique ainsi que bien d’autres produits et sous-produits de tous les jours. En effet, la réutilisation de la matière première ou des composantes permet ainsi de ne pas devoir extraire à nouveau du sol les intrants qui ont permis de les produire. Cette approche fait partie des différentes avenues constituant l’économie circulaire en opposition à l’économie linéaire, qui part de l’extraction des matières et produit en fin de parcours des déchets ultimes.
Le recyclage concerne le plastique, le métal, le papier, le carton, le verre et aussi les tissus, les composantes électroniques, les pneus ou encore les matériaux de construction et de rénovation. Les matières organiques putrescibles peuvent être pour leur part compostées, un processus qui évite les émissions de GES dans les sites d’enfouissement ou déchetteries, sachant que rares sont les sites qui sont en mesure de récupérer le méthane (CH4- qui a un potentiel de réchauffement global 25 fois plus élevé que le CO2).
Je mettrais l’accent sur deux éléments clés du processus de recyclage, à savoir le transport et les processus industriels. En ce qui concerne le transport, à moins d’être ingénieux ou bricoleurs, nous ne sommes pas en mesure de recycler nous-mêmes nos matières résiduelles. Il faut donc qu’un véhicule vienne à notre porte ou que nous nous rendions à un écocentre ou centre de tri, pour que commence le cycle du recyclage. Une fois le tri des matières effectué, celles-ci sont expédiées vers les différents sites industriels qui transformeront la matière de sorte qu’elle puisse à nouveau entrer dans la fabrication de nouveaux produits. Malheureusement, il y a parfois, et même souvent, des intermédiaires (sites et acteurs) à chacune des étapes selon la nature de la matière ciblée. Et parfois certains voyages peuvent s’avérer très longs, comme bon nombre d’articles l’ont révélé en faisant référence aux matières dites « recyclables » expédiées en Asie ou ailleurs dans le monde. Vous comprendrez que cette manutention, et le transport par camion, train ou bateau sont sources de GES, et donc contribuent amplement au problème du réchauffement climatique.
En ce qui concerne la transformation industrielle, cela devient plus complexe et, selon le type de matière, le procédé et la source d’énergie, le bilan est plus ou moins positif. En effet, si les procédés de recyclage de l’aluminium et de la majorité des plastiques sont bien connus et de plus en plus adoptés, il s’avère que certains processus peuvent causer plus d’émissions de GES que la fabrication à partir de matières vierges. Dans le cas de l’aluminium le bilan est gagnant avec des réductions des émissions de GES pouvant atteindre plus de 90% (selon la source d’énergie) en comparaison au processus très énergivore de partir de la matière première, soit la bauxite. Dans le cas du papier ou des plastiques, les émissions de GES reliées au processus de recyclage peuvent s’avérer plus élevées que pour fabriquer à partir de la matière vierge… À l'instar de l'aluminium, pour le cuivre et le verre, qui peuvent être recyclés indéfiniment, la production sur base de recyclage requiert beaucoup moins d'énergie que celle nécessaire à la production avec des intrants nouveaux issus de l'extraction. Naturellement ces bilans fluctuent selon la source d’énergie (renouvelable vs. fossile), mais dans un monde où l’énergie fossile (pétrole, charbon, gaz) est encore reine, le bilan global en pâtit.
Soulignons aussi que certains produits comme le plastique ne peuvent se recycler indéfiniment, et qu’à chaque étape de recyclage sa qualité se dégrade. En moyenne une bouteille en PET (Plastique No1) peut être recyclée que 2 à 3 fois.
Si encore trop peu de matières recyclables sont actuellement collectées et recyclées (ex. 15% des déchets en plastic sont collectés et seulement 9% recyclés dans le monde), on constate encore plus tristement qu’elles finissent parfois traitées comme déchet ultime, pour cause de contamination ou faute de débouchés, voir tout simplement brûlées, car devenues encombrantes et qualifiées sans valeurs économiques. Il va sans dire que la facture environnementale de brûler des matières résiduelles est énorme, de par les émanations dans l’atmosphère qui viennent s’ajouter à celles reliées à la manutention et au transport. Heureusement que de tels scénarios sont plus l’exception que la norme.
Recycler localement versus à l’autre bout de la planète est définitivement le meilleur scénario, réduisant ainsi significativement les impacts reliés au transport et transbordements, et si l’énergie produite localement est renouvelable, il est fort probable que le processus de recyclage sera bénéfique pour le climat vs utiliser des matières vierges pour fabriquer du nouveau. Aussi les lois dans certains pays de destination de nos matières recyclables ne sont pas aussi strictes que celles de nos propres pays (Canada et France) ce qui peut faciliter des dérives telles que brûler les matières ou tout simplement les jeter comme déchets ultimes.
Les changements de comportement doivent émaner de tous, et ne pas attendre que soient votées des lois contraignantes…il est toujours plus agréable d’agir que de subir, ceci dit, on voit mal comment arriver à des changements de comportement drastiques et nécessaires sans avoir recours tant à la carotte qu’au bâton. Que ce soit les gouvernements, les autorités municipales, les institutions, les entreprises et organisations de tout acabit… que ce soit chacune et chacun d’entre nous, il est important et nécessaire que ce combat soit mené sur tous les fronts si l’on souhaite que la vie sur terre ne devienne par en enfer pour tou.te.s, incluant pour les générations futures.
À titre d’individu, il nous faut…
- Réduire notre consommation à ce qui est essentiel
- Limiter nos déplacements à forte empreinte écologique (avion, voiture solo, etc.) et si le déplacement est indispensable, alors privilégier le transport public
- Baisser la température de nos foyers
- Éviter le gaspillage (nourriture, électricité, eau, vêtements, etc.)
- Arrêter de se faire livrer à la maison tout et n’importe quoi
- Encourager l’économie de partage
- Penser à faire réparer avant de remplacer
- Orienter nos placements financiers vers une économie plus sobre en carbone
- Repenser les processus opérationnels au travail (transport, pollution, énergie, intrants, déchets…) en favorisant la sobriété en carbone et l’économie circulaire
- Appuyer toute initiative visant à développer ou renforcer les filières de recyclage locales
- Voter pour des politiciens qui prennent au sérieux les enjeux environnementaux et sociétaux et qui démontrent une volonté et une capacité à agir
In fine, il va sans dire que le recyclage est incontournable, mais qu’il ne faut pas se péter les bretelles si vous recyclez, car pour adresser sérieusement les enjeux liés à la crise climatique, il vous faudra prendre des mesures autres, et rapidement, pour limiter vos émissions de GES. La modération (réduction) de notre consommation a bien meilleur goût.